Voilà un bon moyen de réactiver notre conscience d’appartenance à la Nature. Tenter le chemin de la réunification intérieure, recréer des liens plus fluides avec l’extérieur, trouver un équilibre psychologique et émotionnel plus harmonieux.
Accepter de marcher vers soi implique des étapes, un processus dynamique qui nous place au cœur de notre propre transformation en participation avec la Nature.
La quête de vision souligne ce lien étroit qui nous unit à la nature et révèle simultanément sa présence au coeur de nous-même.
Pour les chamans- poètes de l’ancien temps, nous sommes liés à toutes les parties de la création: au peuple des pierres, au peuple des arbres, au peuple qui nage, au peuple ailé et aux quadrupèdes, sans oublier les esprits invisibles de l’Eau, de la Terre, de l’Air et du Feu.

Quand nous ressentons une sensation de vide, de malaise, de tension, de manque de plénitude, c’est essentiellement que nous perdons notre connexion à la grande toile de la vie. Coupés de notre environnement, des sentiments de perte, d’isolement et de séparation surgissent en nous.

À l’inverse, quand nous nous rappelons notre place dans ce cercle de la vie, nous avons un fort sentiment de « rentrer chez nous « , de recouvrer santé et puissance, de nous « ré-éveiller » peut-être…
En réalité, nous sommes inséparables et solidaires du Tout à chacun des niveaux de la vie: physique, biologique, psychologique et spirituel.

L’étymologie du mot individu “in-dividus” suggère que nous sommes « un dans la diversité »: pas seulement des individus isolés! Mais qu’en est-il dans nos vies?

Trop souvent, nous nous sentons isolés, seuls, séparés de la nature, souvent tiraillés par des tensions, des conflits. Cette solitude, ces fragmentations psychologiques et émotionnelles nous pèsent et sont douloureuses à vivre. Rappelons-nous que l’humain est un être « d’énergie » acteur potentiel de son changement et qu’il aspire souvent sans le savoir vraiment à un retour à son être profond, à sa source et à sa juste place.
La quête de vision permet de développer à nouveau un rapport organique à la Nature, sortir du fonctionnel ou de l’utilitaire.
C’est accepter que d’une certaine manière la Nature nous parle: dormir à la belle étoile, converser avec les forces de la Nature, accepter d’en ressentir la puissance et s’y soumettre; c’est aussi une occasion de rendre visible ce qui était jusque là invisible, d’accueillir des symboles, renouer avec nos rêves, de revisiter notre histoire et de l’inscrire dans une histoire plus grande …
Suivre le chemin de la Nature passe par une démarche consciente et volontaire, par la rencontre de notre intériorité ; elle met en lumière les causes fondamentales de notre déséquilibre, de notre sensation de division et révèle notre harmonie conçue à l’image de l’harmonie universelle.

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